« Ils viennent, inévitables comme le jugement dernier Ne me demandez pas qui est celui qui s’appelle Ringissen, ou Leroy, – ils se ressemblent tous. Ils sont châtains, avec la raie sur le côté. Droegmans, plus blond, joue plus blond et plus suave. Moi, si j’étais du jury, je lui donnerais un second prix…Je m’arrête sur la pente fatale où m’entraîne une aveugle indulgence. Mais c’est qu’aussi ils me font de la peine, ces pauvres gosses qui s’échignent toute l’année le tempérament pour arriver à quoi ? À rater leur concours. »
Je voudrais vous faire partager cette conviction que chacun ne possède, ne doit posséder qu’une très petite part du bonheur.
S’il ne fallait qu’être cocu pour avoir du talent… votre mari serait un Prince des Lettres, Annie !
Notre vie difficile et troublée a plus que jamais besoin d’images sereines. Plus que jamais nous aimons un certain romanesque scientifique, figuré sur les pages des belles entomologies, avec tous les attraits d’une féerique vérité.
Une conjecture nous semble unique parce que nous ne sommes pas assez subtils pour discerner qu’elle fait pendant, vêtue de neuf, à un vieux hasard identique…
Vous entendez ça d’ici : les violons imitent le bruit du vent, le glockenspiel celui des elfes dansants, la harpe celui de la lune. Car de mémoire de compositeur, à la harpe, toujours, qu’elle soit de Lyon ou à pédales, fut dévolu le soin d’évoquer les rayons de lune ! …
Je ne suis capable de fantaisie que dans l’ordre.