« Ils montaient dans la nuit et la paix, vers le ciel étoilé, ils oubliaient la Terre et ses horreurs absurdes. Ils étaient ensemble, ils étaient bien, chaque instant de bonheur était une éternité. »
Il ne suffit pas d’être en vie, il faut être vivant. C’est à dire savoir à chaque instant qu’on est au coeur d’un prodige et être en contact, en harmonie avec lui.
C’était une odeur de monde qui naît ou qui meurt, une odeur d’étoile.
Elle avait connu quelques hommes, et vécu plus ou moins longtemps avec deux ou trois. Fugitifs ou temporaires, ils n’étaient pas particulièrement bêtes ni égoïstes, seulement comme tout le monde. Ils avaient passé ou vécu près d’elle sans être avec elle, l’avaient regardée san…
J’aurais pu crier la vérité, crier le nom de Païkan, tu aurais su avant de mourir qu’il était près de toi, que vous mouriez ensemble comme tu l’avais souhaité. Mais quels regrets atroces, alors que vous pouviez vivre.
Eût-elle vécu milles années, elle n’avait plus rien de semblable à connaître.
Elle va mourir parce que nous ne la comprenons pas. Elle meurt de faim, et nous la laissons mourir parce que nous ne la comprenons pas quand elle nous dit avec quoi nous pourrions la nourrir.