« Il y a dans le monde deux sortes de grandeurs ; car il y a des grandeurs d’établissement et des grandeurs naturelles. Les grandeurs d’établissement dépendent de la volonté des hommes, qui ont cru avec raison devoir honorer certains états et y attacher certains respects. Les dignités et la noblesse sont de ce genre. En un pays on honore les nobles, en l’autre les roturiers, en celui& ;#8722 ;ci les aînés, en cet autre les cadets. Pour quoi cela ? Parce qu’il a plu aux hommes. La chose était indifférente avant l’établissement : après l’établissement elle devient juste, parce qu’il est injuste de la troubler. »
La faiblesse de la raison de l’homme paraît bien davantage en ceux qui ne la connaissent pas, qu’en ceux qui la connaissent.
Peu de chose nous console, parce que peu de chose nous afflige.
Tous ceux qui disent les mêmes choses ne les possèdent pas de la même sorte.
Ce n’est pas que je ne croie qu’il y ait des règles aussi sûres pour plaire que pour démontrer, et que qui les saurait parfaitement connaître et pratiquer ne réussît aussi sûrement à se faire aimer des rois et de toutes sortes de personnes, qu’à démontrer les éléments de la gé…
On n’est pas misérable sans sentiment : une maison ruinée ne l’est pas ; il n’y a que l’homme de misérable.
Le passé et le présent sont nos moyens ; le seul avenir est notre fin. Ainsi nous ne vivons jamais mais nous espérons de vivre, et, nous disposant toujours à être heureux, il est inévitable que nous ne le soyons jamais.