« Il y a dans la révolution française, un caractère satanique qui la distingue de tout ce qu’on a vu, et peut-être de tout ce qu’on verra. »
Ce qu’il y a de plus admirable dans l’ordre universel des choses, c’est l’action des êtres libres sous la main divine.
Librement esclaves, ils opèrent tout à la fois volontairement et nécessairement : ils font réellement ce qu’il veulent, mais sans pouvoir déranger les plans généraux.
Dans les ouvrages de l’homme, tout est pauvre comme l’auteur ; les vues sont restreintes, les moyens roides, les ressorts inflexibles, les mouvements pénibles, et les résultats monotones.
Chaque nation, comme chaque individu, a reçu une mission qu’elle doit remplir.
La France exerce sur l’Europe une véritable magistrature qu’il serait inutile de contester, dont elle a abusé de la manière la plus coupable.
Il n’y a que violence dans l’univers ; mais nous sommes gâtés par la philosophie moderne, qui a dit que tout est bien, tandis que le mal a tout souillé, et que, dans un sens très vrai, tout est mal, puisque rien n’est à sa place.