« Il est tout-puissant. Il écrit. Il ne pense qu’à cela. Écrire. Tenir le monde en vingt-six lettres et le faire ployer sous sa loi. »
C’est peut-être ça et rien de plus, être écrivain : fermer les yeux pour les garder grands ouverts, n’avoir ni Dieu, ni maître et nulle autre servitude que la page à écrire, se soustraire au monde pour lui imprimer sa propre illusion.
On croit que l’écrivain choisit toujours le sujet de ses livres… Pourquoi le laisser se bercer d’illusions ? Faut-il vraiment lui dire qu’en vérité, c’est le sujet qui le choisit, bien plus qu’il ne choisit son sujet ?.
La mémoire est despotique, mouvante et sélective, elle trie arbitrairement, selon son bon plaisir.