Je crois qu’un homme et une femme s’aiment davantage quand ils ne vivent pas ensemble et quand ils ne savent l’un de l’autre qu’une seule chose, qu’ils existent, et quand ils sont reconnaissants l’un envers l’autre parce qu’ils existent et parce qu’ils savent qu’ils existent. …
Moi, je DOIS mentir pour ne pas prendre au sérieux des fous et ne pas devenir moi-même fou.
A quoi rimerait un Hamlet privé du château d’Elseneur, d’Ophélie, de toutes les situations concrètes qu’il traverse, du texte de son rôle ? Qu’en resterait-il hormis je ne sais quelle essence muette et illusoire ?.
Un évènement n’est pas disqualifié par son caractère accidentel, au contraire c’est le hasard qui lui donne sa beauté, sa poésie.
L’homme ne peut jamais savoir ce qu’il faut vouloir car il n’a qu’une vie et il ne peut ni la comparer à des vies antérieures ni la rectifier dans les vies ultérieures.
On peut trahir des parents, un époux, un amour, une patrie, mais que restera-t-il à trahir quand il n’y aura plus ni parents, ni mari, ni amour, ni patrie ?.