« En voyant ou en éprouvant les peines attachées aux sentiments extrêmes, en amour, en amitié, soit par la mort de ce qu’on aime, soit par les accidents de la vie, on est tenté de croire que la dissipation et la frivolité ne sont pas de si grandes sottises, et que la vie ne vaut guère que ce qu’en font les gens du monde. »
En tout, le mal vient de ce que les idées ne sont pas fixes et arrêtées : il vaut mieux être moins, et être ce qu’on est incontestablement.
La société est composée de deux grandes classes : ceux qui ont plus dîners que d’appétit, et ceux qui ont plus d’appétit de que dîners.
Je n’ai vu dans le monde, disait M. .. , que des dîners sans digestion, des soupers sans plaisir, des conversations sans confiance, des liaisons sans amitié et des coucheries sans amour.
On est plus heureux dans la solitude que dans le monde. Cela ne viendrait-il pas de ce que dans la solitude, on pense aux choses et que dans le monde on est forcé de penser aux hommes ?
N’est-ce pas une chose plaisante de considérer que la gloire de plusieurs grands hommes soit d’avoir employé leur vie entière à combattre des préjugés ou des sottises qui font pitié, et qui semblaient ne devoir jamais entrer dans une tête humaine ? Le gloire de Bayle, par exem…
Lorsque mon coeur a besoin d’attendrissement, je me rappelle la perte des amis que je n’ai plus, des femmes que la mort m’a ravies; j’habite leur cercueil, j’envoie mon âme errer autour des leurs. Hélas! Je possède trois tombeaux.