« Écrire très jeune, c’est être soumis à une tension qu’on ne sait pas manier. Regardez ces déménageurs capables de porter sur les épaules et le dos des poids inhumains, parce qu’ils savent quelle posture leur corps doit adopter pour cela. Écrire, c’est pareil : il faut trouver la posture. »
Nous aurons beau faire, nous ne connaîtrons jamais le repos, la douce immobilité des choses. Nous marcherons jusqu’au bout sur du sable mouvant.
Nous vivons des temps où l’on finit par ne plus s’étonner de rien.
Il faut longtemps pour que resurgisse à la lumière ce qui a été effacé.
Une impression m’a traversé, comme ces lambeaux de rêves fugitifs que vous essayez de saisir au réveil pour reconstituer le rêve entier.
Tout ce qu’on vit au jour le jour est marqué par les incertitudes du présent.
Pourtant je n’ai pas rêvé. Je me surprends quelquefois à dire cette phrase dans la rue, comme si j’entendais la voix d’un autre. Une voix blanche. Des noms me reviennent à l’esprit, certains visages, certains détails. Plus personne avec qui en parler. Il doit bien se trouver d…