« Déclarer le peuple souverain dans la crainte hypothétique qu’il ne soit opprimé comme sujet, sans prévoir quel pouvoir on pourra opposer à celui du peuple, ou plutôt avec la certitude de n’en avoir aucun à lui opposer si, à son tour, il devient oppresseur, présupposer l’oppression pour justifier la résistance, ériger le désordre en loi pour prévenir la violation de l’ordre, c’est imiter un insensé qui bâtirait sa maison au milieu d’un torrent pour avoir l’eau plus à portée en cas d’incendie. »
Si un moraliste a dit que « les grandes pensées » viennent du coeur, » on peut dire avec autant de vérité que les grandes et légitimes affections viennent de la raison.
Les grandes et légitimes affections viennent de la raison.
La hauteur des manières fait plus d’ennemis que l’élévation du rang ne fait de jaloux. L’homme, dans toutes les conditions, sent qu’un autre homme peut n’être pas son égal, mais qu’il est toujours son semblable, qu’il est au-dessus de lui et non autre que lui.
On conduit les enfants par la raison de l’autorité et les hommes par l’autorité de la raison : c’est au fond, la même chose, car la raison est la première autorité, et l’autorité la dernière raison.
L’irreligion sied mal aux femmes il y a trop d’orgueil pour leur faiblesse.
La pire des corruptions n’est pas celle qui brave les lois mais celle qui s’en fait à elle-même.