« Dans la vie, il y a des besoins vitaux. Essentiels, primaires. Qui nous rappellent que nous ne sommes rien d’autre que des animaux. Parmi eux, un endroit où se sentir en sécurité. Un abri, un refuge. Un terrier, un gîte. Quand cet endroit n’existe plus, on devient un animal traqué, la peur chevillé au corps. Quand on ne se sent plus en sécurité nulle part, on devient un simple gibier. Une proie, qui fuit et se retourne sans cesse, ne trouvant plus le repos. »
La vie, c’est déjà une lente agonie et rien d’autre. Une marche forcée vers l’issue fatale. On vient au monde sans l’avoir demandé, on va à la mort sans l’avoir choisi. Pas la peine d’en rajouter.
Réussir, toujours. Pour oublier qu’un jour on a échoué.
Le fric. Ces morceaux de papier froissé auxquels on confère tellement de valeur. Le fric. La plus séduisante des impostures. Le pire des serial killers.
La lâcheté a quelque chose de fascinant. Peut-être parce qu’elle ne connaît pas de limite, contrairement au courage.
Un meurtrier dénué de remords ressemble à s’y méprendre à un innocent. ..
Quand on ne se sent plus en sécurité nulle part, on devient un simple gibier. Une proie, qui fuit et se retourne sans cesse, ne trouvant plus le repos.