« C’étaient surtout les amis que Voltaire craignait. Chacun voulait être l’ami de l’homme illustre, non pas pour lui, mais pour soi. Aussi, la plupart du temps était-il compromis ou ridiculisé par ses amis ; alors il s’écriait avec ce désespoir comique que sa figure de singe rendait si bien : Seigneur, mon Dieu ! délivrez-moi de mes amis ; quant à mes ennemis, je m’en charge. »
La vie est un chapelet de petites misères que le philosophe égrène en riant.
Il y aura en tout temps et dans tous les pays, surtout si ces pays sont divisés de religion, des fanatiques qui ne demanderont pas mieux que de se faire martyrs.
Sur un mot d’elle, je trahirais mon pays, je trahirais mon roi, je trahirais mon Dieu.
Chaque fois que je vous vois, c’est un diamant de plus que je renferme dans l’écrin de mon cœur.
Les grands esprits et les poètes aiment dans leurs écrits beaucoup mieux et beaucoup plus fort que dans la vie. Ils sont comme les États puissants qui acquittent leurs petites dettes avec de la monnaie, et qui règlent les grandes avec du papier.
Les hommes admirent ce qu’ils aiment ; les femmes aiment ce qu’elles admirent.