« C’est moi le tyran. Mais je ne serai pas sa prison. Je ne deviendrai pas celle qu’il n’en peut plus de ne pas pouvoir quitter. Je le laisserai partir sans combattre, parce que, en amour, combattre, c’est avoir déjà perdu. Alors je veux le courage de partir. »
Je ne savais pas encore que le chant était pareil au rire, et qu’on pouvait tout y mettre, même la mélancolie.
On ne peut pas reprocher à la vie de vous reprendre ce que vous ne regardiez plus.
Perdre sa mère à quelques jours de le devenir est un terrible exil.
On ne se repaît pas d’un enterrement comme d’un mariage. On ne parle ni des tenues, ni des chapeaux, ni de la beauté des unes, ni du mauvais goût des autres. On ne commente pas les invités ailleurs que dans son for intérieur.
J’essayais de ne pas céder à la panique. Celui qui écrivait ces lettres souhaitait visiblement me faire croire qu’il parlait de moi. Mais qui pouvait vouloir me faire ça ?
Si à deux ans moins quelques jours, on ne sait pas que l’on rencontre l’amour, à vingt ans moins quelques jours, on sait quand il meurt.