Toi qui fis la mémoire, est-ce pour qu’on oublie ?. .. Non, c’est pour rendre au temps à la fin tous ses jours. Pour faire confluer, là-bas, en un seul cours. Le passé, l’avenir, ces deux moitiés de vie Dont l’une dit jamais et l’autre dit toujours.
O famille ! ô mystère ! ô cœur de la nature ! Où l’amour dilaté dans toute créature Se resserre en foyer pour couver des berceaux, Goutte de sang puisée à l’artère du monde Qui court de cœur en cœur toujours chaude et féconde, Et qui se ramifie en éternels ruisseaux !.
La société a institué la propriété, proclamé la liberté du travail et légalisé la concurrence. Mais la propriété instituée ne nourrit pas celui qui ne possède rien. Mais la liberté du travail ne donne pas les mêmes facultés à celui qui n’a que ses bras pour vivre et à celui qu…
Mon coeur, lassé de tout, même de l’espérance, N’ira plus de ses voeux importuner le sort ; Prêtez-moi seulement, vallon de mon enfance, Un asile d’un jour pour attendre la mort.
Que pour loi, belle enfant, au printemps de ton âge, Du livre du destin ce livre soit l’image ! L’amitié par mes mains à tes yeux va l’ouvrir ; De ses aveux plus tard l’amour va le couvrir. .. . Puissent-ils de tes jours, écartant tout nuage, Confondre encor leurs pleurs à la …
Vois d’un oeil de pitié la vulgaire jeunesse, Brillante de beauté, s’enivrant de plaisir ! Quand elle aura tari sa coupe enchanteresse, Que restera-t-il d’elle ? à peine un souvenir : Le tombeau qui l’attend l’engloutit tout entière, Un silence éternel succède à ses amours ; M…