« Ce qui distingue notre langue des langues anciennes et modernes, c’est l’ordre et la construction de la phrase. Cet ordre doit toujours être direct et nécessairement clair. Le Français nomme d’abord le sujet du discours, ensuite le verbe qui est l’action, et enfin l’objet de cette action : voilà la logique naturelle de tous les hommes, voilà ce qui constitue le sens commun. »
Il faut avoir l’appétit du pauvre pour jouir de la fortune du riche.
Il me reste à prouver que, si la langue française a conquis l’empire par ses livres, par l’humeur et par l’heureuse position du peuple qui la parle, elle le conserve par son propre génie.
Or cet ordre si favorable, si nécessaire au raisonnement, est presque toujours contraire aux sensations, qui nomment le premier objet qui frappe le premier : c’est pourquoi tous les peuples, abandonnant l’ordre direct, ont eu recours aux tournures plus ou moins hardies, selon …
Si nous avions les littératures de tous les peuples passés, comme nous avons celles des Grecs et des Romains, ne faudrait-il pas que tant de langues se réfugiassent dans une seule par la traduction ? Ce sera vraisemblablement le sort des langues modernes et la nôtre leur offre…
Le premier né de l’amour-propre est l’orgueil : c’est contre lui que la raison et la morale doivent réunir leurs attaques ; mais il faut le faire mourir sans le blesser, car, si on le blesse, l’orgueil ne meurt pas.