« Ce n’est qu’une hypothèse, mais retenez ceci : le corps a une mémoire, votre psyché aussi. Quand le pan d’une falaise s’écroule soudain dans la mer, tout le monde sait bien que ce n’est pas une fêlure spontanée et immédiate qui a provoqué cette chute. Il y a déjà très longtemps que les fissures et les craquements souterrains avaient commencé leur invisible travail de sape. »
La douleur ne se raconte pas. Il me semble en tout cas que je n’en ai ni le talent ni la capacité. C’est horriblement répétitif la douleur. Horriblement semblable. Ça n’arrête pas, c’est tout, c’est tout ce qu’il faut dire.
Le déprimé est fondamentalement un égoïste, autocentré, il ne s’intéresse qu’à sa maladie, il est incapable de se mettre à la place des autres. Il ne connait plus l’affection. Il est même d’une certaine façon amoureux de sa propre dépression.