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Tahar Ben Jelloun

15 citations et aphorismes

Humour

La poesie ne peut se permettre l'humour.

Mes yeux sont secs, me dit-il, mais je pleure abondamment à l’intérieur.

C’est formidable les gens qui ont des certitudes, qui ne doutent jamais. Ce sont des gens en béton. Mais il faut se méfier du béton. La moindre fêlure dans le mur peut entrainer la chute de toute la maison.

Après tout, une forte passion, même quand ça se termine mal, c’est pas mal, ça fout un peu de désordre et beaucoup de vie dans les veines.

« On ne peut oublier le temps qu’en s’en servant »…

Pour nous entendre si bien, nous devons probablement avoir, cachée en nous, une même blessure, je ne dirais pas une même infirmité (…) mais quelque chose de brisé qui nous rapproche.

Il avait appris de sa mère qu’il ne fallait jamais se plaindre, d’abord parce que cela ne servait à rien et ensuite parce que ça ennuyait les autres.

Les deux hommes solides qui l’avaient porté puis disposé dans un fauteuil face à la mer étaient essouflés. Le malade éprouvait lui aussi de la peine à respirer et son regard était plein d’amertume.

Quand la violence s’installe dans un couple, la vie en commun n’est plus possible tout le reste n’est que rafistolage et mensonge à soi. Divorcer, alors, est la seule solution.

Comme on dit, le premier amour est toujours le dernier…

On peut oublier un visage mais on ne peut tout à fait effacer de sa mémoire la chaleur d’une émotion, la douceur d’un geste, le son d’une voix tendre.

Vous savez, il vaut mieux partir du principe que l’homme est bon, s’il se révèle mauvais, c’est lui qui se fait mal. C’est une question de sagesse.

Ébloui, je ne sais plus où j’en suis ni qui j’aime. Est-ce l’amour que j’aime, est-ce la femme que j’aime ou est-ce une image de moi qui circule dans d’autres yeux ?

Mais pourquoi tout démolir ? Ah, éliminer les traces de l’horreur ! Ce qui est encore pire que l’horreur subie, c’est sa négation.

L’amour est beau dans les livres, sur des images, au cinéma. L’amour, le vrai, celui qui compte, c’est celui de la vie quotidienne celui-là, on n’en parle jamais parce qu’il n’est pas facile à représenter