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Sylvain Tesson

19 citations et aphorismes

Amour

J'aimerais que les gens ramassent les souvenirs qu'ils laissent en moi.

Nature

L'avalanche: mauvais penchant de la montagne.

Nature

Surplombant la plaine, la montagne contemple ce qu'elle va devenir.

L’enfer, ce n’est pas les autres, c’est l’éventualité qu’ils arrivent.

² L’enfer, ce n’est pas les autres, c’est quand ils vivent trop près.

Dans les pays pauvres, les pauvres sont maigres, mais dans les pays riches, ils sont gros.

Une lettre, c’est un petit peu de compagnie, la preuve qu’on a pensé à vous. Cette attention, née du passé, écrite au présent et destinée à l’avenir survit, voyage, s’achemine lentement vers vous, triomphe des kilomètres et soudain, lorsqu’on ouvre l’enveloppe, vous saute au c…

Les gens sont si empressés de briser nos silences…J’aime Degas, lançant c’est donc cela le téléphone ? On vous sonne et vous accourez comme un domestique.

Les sonneries sectionnent le flux du temps, massacrent la pâte de la durée, hachent les journées, comme le couteau du cuisinier japonais le concombre.

Nous distillons le temps pour nous affranchir de l’espace.

Certains croient aux fées, d’autres en Dieu, d’autres en rien. Certains prêtent foi aux histoires de fantômes. D’autres s’en moquent. Certain voient des apparitions. D’autres ne voient rien. Quelques-uns racontent leurs allers-retours dans l’au-delà ; mais des scientifiques ex…

Le poète amérindien Simon J. Ortiz écrit : Il n’y a pas de vérités, seulement des histoires .

La bonté n’existe pas à l’extérieur de l’homme, aucun système politique n’instaurera le règne du Bien et la seule manière de rendre le monde meilleur est de s’attacher à être bon en soi et autour de soi.

Parfois le Devoir de mémoire fonctionne comme un anesthésiant : il endort la (bonne) conscience, canalise l’indignation vers le passé. Tout occupé à scruter les défuntes années, on s’abstient d’agir ici et maintenant.

Quand on se méfie de la pauvreté de sa vie intérieure, il faut emporter de bons livres : on pourra toujours remplir son propre vide.

Soixante ans après, on attend -avec raison – des voyageurs qu’ils disent la vérité et décrivent leurs périples avec la précision du greffier.

Il suffisait de demander à l’immobilité ce que le voyage ne m’apportait plus : la paix.

La pluie a été inventée pour que l’homme se sente heureux sous un toit.

Un homme heureux est quelqu’un qui ne perd rien pour attendre.