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Neil Gaiman

17 citations et aphorismes

Il y avait au bord des lèvres de Silas quelque chose qui aurait pu être un sourire, et qui aurait pu être un regret, et n’était peut-être qu’un tour que jouaient les ombres.

Qu’attendre d’un pays où la pègre a quitté le caniveau pour hanter le cinéma ?

Voilà ce que ça signifie, être Américain. Voilà le miracle de l’Amérique. La liberté de penser, c’est aussi la liberté de se tromper, après tout. Tout comme la liberté de parole donne le droit de rester muet.

Mais il s’en allait défier le monde derrière le mur d’enceinte,il devrait se fondre dans la population.

Il accueillit ces idées avec l’embarras de qui reçoit des invités impromptus, puis, ayant atteint son but, les repoussa, comme on congédie ces visiteurs importuns en prétextant un précédent engagement.

Je suis une porte ouverte sur le vide. Je suis un chemin désert. Je ne suis rien. Les yeux ne me voient pas, les regards glissent sur moi.

Tout amoureux a le cœur d’un fou et l’âme d’un ménestrel.

Le courage, c’est quand on a peur mais qu’on y va quand même

Mais les jeunes d’aujourd’hui, se disait-il, ne sont qu’un ramassis de couards dépourvus de l’allant, de la vigueur, de l’énergie qui animaient la jeunesse de mon temps.

– Je veux voir la vie, dit Bod. Je veux la tenir entre mes mains. Je veux laisser une trace de pas sur le sable d’une île déserte.

Appeler les chats, c’est très surfait. Autant appeler une tornade.

Personne ne remarquait le garçon, du moins pas au début. On ne remarquait même pas qu’on ne le remarquait pas (…) il s’effaçait des esprits comme des mémoires.

Si je reviens, se sera un lieu, mais ce ne sera plus chez moi.

Le lendemain, Bod se réveilla dans la tombe des Owens avec l’impression de connaître un énorme secret,d’avoir fait quelque chose d’important, et il brûlait d’envie d’en parler.

Si on t’d’mande d’où tu viens, tu pourrais dire De derrière moi et si on t’d’mande où tu vas, tu pourrais dire Devant moi.

Les morts, ca ne vous déçoit point. Ils ont eu leur vie, fait ce qu’ils ont fait. On ne change pas. Les vivants, ca vous déçoit toujours, pas vrai ?

On tue plus facilement quand on est mort sois-même, expliqua Laura. Je veux dire : on n’en fait plus tout un plat. On n’a plus autant de préjugés.