Ah ! si j’avais eu le bonheur de mourir pour toi, de me sacrifier pour toi ! Je voudrais mourir joyeusement, si je pouvais te rendre le repos, les délices de ta vie. Mais, hélas ! il ne fut donné qu’à quelques hommes privilégiés de verser leur sang pour les leurs, et d’allumer…
Tu es bien jeune, mais tu n’as pas encore l’habitude, et tu conduis mal tes affaires : je te le dis en confidence ; tu es déjà une catin, sois-le donc convenablement.
Singuliers êtres que les femmes et les enfants ! chacun n’écoute que son caprice, et il faudrait toujours les flatter !.
Ne cherchez pas à corriger un esprit commun, il restera toujours le même.
Les passions sont des défauts ou des vertus poussées seulement à l’excès.
Il faut mieux faire la chose la plus insignifiante du monde, que de passer une demi-heure sans rien faire.
La plus insupportable engeance de voleurs, ce sont les sots ; ils nous volent à la fois notre temps et notre bonne humeur.
Il importe à l’homme d’action qu’il fasse, lui, le bien que le bien se fasse, il n’a pas à s’en préoccuper.
Il suffit de dire le vrai d’une manière étrange, pour que l’étrange finisse par sembler vrai à son tour.
Quiconque a bu une tasse de chocolat résiste à une journée de voyage.
Fermez vos cœurs avec plus de soin que vos portes.
La nature ne se laisse point dévoiler,et il n’est ni levier ni machine qui puisse la contraindre à faire voir à mon esprit ce qu’elle a résolu de lui cacher
La beauté des femmes ne veut rien dire, elle est bien trop souvent une image figée je ne peux célébrer qu’un être d’où jaillissent la joie de vivre et la gaîté. La beauté féminine se suffit à elle-même, mais la grâce rend irrésistible (…).
Qui peut penser une idée sotte ou sage que le monde avant lui n’ait déjà pensée ?
Ce qui ne sert point est un pesant fardeau, mais ce que l’esprit peut créer en un instant, voilà ce qui est utile ! .
FAUST : (…) Mon parcours d’épouvante m’apporte une récompense bienheureuse, quel néant impénétrable était pour moi le monde !
Qui veut reconnaître et détruire un être vivant commence par en chasser l’âme : alors il en a entre les mains toutes les parties (…).
On ménage les vieillards comme on ménage les enfants.
Des habitudes, tant qu’il te plaira, mais non pas une habitude.
Pour moi, le plus grand supplice serait d’être seul en paradis.
C’est quelque chose de terrible pour un homme distingué que de voir un sot tirer vanité de ses rapports avec lui.
À la fin, les élèves n’en font qu’à leur tête, comme s’ils n’avaient jamais reçu d’éducation.
Ce que l’on ne comprend pas, on ne le possède pas.
Le plus grand honneur humain est de se contenir dans le malheur, de supporter la douleur avec égalité et dignité.
La libéralité obtient la faveur générale, surtout si l’humilité l’accompagne.
Dans la plénitude du bonheur, chaque jour est une vie toute entière.
MÉPHISTOPHÉLÈS : Vraiment l’envie me prend, (…) de me rengorger encore une fois dans le rôle de professeur, comme quand on croit avoir entièrement raison. Les savants savent y parvenir mais le diable en a perdu le goût depuis longtemps.
Tout dans cette vie aboutit à des niaiseries et celui qui, pour plaire aux autres, sans besoin et sans goût, se tue à travailler pour de l’argent pour des honneurs ou pour tout ce qu’il vous plaira, est à coup un imbécile.
Avez vous approfondi les véritables motifs d’une action ? avez vous démêlé les raisons qui l’ont produite, qui devraient la produire ? Si vous aviez fait cela, vous ne seriez pas si prompts dans vos jugements.
Celui qui veut agir ne doit songer qu’à l’à-propos du moment. On parvient ainsi à vaincre facilement les difficultés. C’est l’avantage des femmes lorsqu’elles savent le comprendre.