Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage, Ou comme cestuy-là qui conquit la toison, Et puis est retourné, plein d’usage et raison, Vivre entre ses parents le reste de son âge !.
Plus mon Loire gaulois, que le Tibre latin, Plus mon petit Liré, que le mont Palatin, Et plus que l’air marin la douceur angevine.
Fais que l’humeur savoureuse De la vigne plantureuse, Aux rais de ton œil divin, Son nectar nous assaisonne, Nectar, tel comme le donne Mon doux vignoble angevin.
Las, où est maintenant ce mespris de fortune ? Ou est ce cœur vainqueur de toute adversité ?