Si on achève quelque chose, c’est qu’on prétend être au bout de la course. L’achevé, c’est la mort.
J’ai tout connu, tout vécu, tout souffert. Aujourd’hui, avec un peu de suffisance, je me dis que mon existence est finie : j’ai 24 ans.
Ma chance, aura été d’avoir une bonne relation avec l’autre. Ça me paraît plus important que d’avoir une bonne relation avec soi-même.
J’ai toujours été heurté par la parole des politiques, celle des promesses non tenues. Et le silence intérieur de ceux qui, pour n’avoir pas osé se prononcer, ont encouragé des massacres.
La parole des simples est généreuse, le discours des prophètes dangereux. Les fanatiques gouverneront le monde si la majorité pacifique n’a pas réagi, par des mots violents, avant qu’il ne soit trop tard. La passivité est un crime. L’indifférence entretient le massacre.