Je parle, je parle , mais celui qui m’écoute ne retient que les paroles qu’il attend. Ce qui commande au récit, ce n’est pas la voix, c’est l’oreille.
Les classiques sont des livres qui, quand ils nous parviennent, portent en eux la trace des lectures qui ont précédé la nôtre et traînent derrière eux la trace qu’ils ont laissée dans la ou les cultures qu’ils ont traversées.
Un classique est un livre qui n’a jamais fini de dire ce qu’il a à dire
mythees et mystères sont faits de grains impalpables, comme le pollen qui demeure collé aux pattes des papillons celui seul qui a compris cela peut espérer surprises et illuminations.
Peste et disette ! cria-t-il si on peut appeler crier le fait de parler sans presque émettre aucun son quoique de toutes ses forces.
Non, ne vous souillez pas d’autre sang il y en a déjà eu trop de répandu. Quel bien pourrait faire une seigneurie née d’un crime ?
Renoncer aux choses est moins difficile qu’on ne croit : Le tout est de commencer. Une fois qu’on est arrivé à faire abstraction de quelque chose qu’on croyait essentiel, on s’aperçoit qu’on peut se passer aussi d’autre chose, et puis encore de beaucoup d’autres.
Voyager ne sert pas beaucoup à comprendre (cela, je le sais depuis un bout de temps ; je n’ai pas eu besoin d’arriver en Extrême-Orient pour m’en convaincre), mais sert à réactiver pendant un instant l’usage des yeux : la lecture du monde.
L’ailleurs est un miroir en négatif. Le voyageur y reconnaît le peu qui lui appartient, et découvre tant ce qu’il n’a pas eu, et n’aura pas.
Tu ne crois pas que l’amour est abnégation absolue, renonciation à soi-même ?.