Ce qu’on a vécu de beau devient-il laid parce que la personne qui embellissait votre vie vous a trahi ?.
La douleur, c’est comme un corps étranger. on finit par fabriquer une coque, pour ne plus la sentir. Mais on ne peut pas guérir de ce qu’on ne sent pas.
L’amour rend aveugle, et sourd, et seul, et mutile, et on ne le sait qu’après.
On grandit mal sans l’ombre d’une mère. On grandit de traviole. On devient des ronces.
Une chance, c’est le cadeau du pardon.
Comprendre, c’est faire un pas de géant vers l’autre. C’est le début du pardon.
Et si la désobéissance était le début de la paix ? Désobéir, décider, au risque de mettre sa vie en danger, et si c’était le danger, justement, que se trouvait le salut ? La dignité de soi. Les retrouvailles de soi.
Pourquoi est-ce lorsqu’on les perd qu’on croise enfin ceux qui nous ont manqué ?.
Les hommes ne se relèvent jamais, c’est ce qui les rend touchants. Ils tombent toujours, avec plus ou moins de distinction ; leurs bras se tendent, leurs mains s’agrippent au vide de leurs illusions, leurs ongles se cassent. La vie n’est qu’une longue chute.
Fergus, son amoureux, est le seul Irlandais d’Angleterre, qui ne boit pas de bière et ce détail fit de moi une maman exaucée.
Toutes les femmes sont belles ici. Leurs yeux brillent. D’un morceau de tissu elles imaginent déjà une robe, un coussin, une poupée. Elles fabriquent des rêves elle ont la beauté du monde au bout de leurs doigts.
Pourquoi les rêves paralysent lorsqu’ils arrivent ?
Moi, les mots j’aime bien. J’aime bien les phrases longues, les soupirs qui s’éternisent. J’aime bien quand les mots cachent parfois ce qu’ils disent ou le disent d’une manière nouvelle
Même les mamans mentent. Parce qu’elles aussi, elles ont peur.
J’aimerais avoir la chance de décider de ma vie, je crois que c’est le plus grand cadeau qui puisse nous être fait. Décider de sa vie.
0n doit apprendre à écouter, et non seulement ses mots, mais son corps, sa vitesse, sa force, sa faiblesse et ses silences qui déséquilibrent on doit perdre un peu de soi pour se retrouver dans l’autre.
Belle du Seigneur était peut-être le livre de la perte et Jocelyne le lisait pour mesure ce qu’elle avait sauvé.
Ce qu’on a vécu de beau devient-il laid parce que la personne qui embellissait votre vie vous a trahi ? Le cadeau merveilleux d’un enfant devient-il ignoble parce que l’enfant est devenu assassin ?
Quand sait-on qu’on aime ? Le soir ou au matin ? Quand il est encore temps, ou déjà trop tard ?
On passe une vie à remplir une maison, et quand elle est pleine, on casse les choses pour pouvoir les remplacer, pour avoir quelque chose à faire le lendemain