Je pensais au voyage, je me répétais : Plus qu’un jour !. .. je crus devoir lui écrire ces quelques mots : La perception commence au changement de sensation ; d’où la nécessité du voyage.
Ce n’est pas seulement le monde qu’il s’agit de changer ; mais l’homme. D’où surgira-t-il, cet homme neuf ? Non du dehors. Camarade, sache le découvrir en toi-même, et, comme du minerai l’on extrait un pur métal sans scories, exige-le de toi, cet homme attendu. Obtiens-le de toi.
Il faut aux insultes laisser les autres avoir raison, pour que cela les console de n’avoir pas autre chose.
Les plus belles œuvres des hommes sont obstinément douloureuses. Que serait le récit du bonheur ?.
Il me faut par tous les moyens lutter contre la dislocation et l’éparpillement de la pensée.
Les adolescences trop chastes font les vieillesses dissolues. Sans doute est-il plus facile de renoncer à ce que l’on a connu qu’à ce que l’on imagine.
Tropismes ! Le mot n’était pas plus tôt inventé que déjà l’on ne comprenait plus rien d’autre ; toute une catégorie de psychologues ne consentit plus qu’aux tropismes. Tropismes ! Quelle lumière soudaine émanait de ces syllabes ! Évidemment l’organisme cédait aux mêmes incitat…