Jouis de ta jeunesse, ne refuse ni un bon jour ni une bonne nuit, ni bien boire et bien manger quand tu en trouveras l’occasion.
Toujours l’imagination rend les choses ce qu’on veut qu’elles soient ; ce n’est pas qu’elle change la vérité, mais elle calme nos pensées et redresse notre jugement.
Souris qui n’a qu’un trou n’est pas tranquille ; si on le lui bouche, elle ne sait plus où se cacher du chat.
La peine d’amour est dans la méditation, le repos se trouve dans l’oubli.
Toutes les dettes reçoivent quelque compensation, mais seul l’amour peut payer l’amour.
Il y a plus de gens possédés par les richesses qu’il n’y en a qui les possèdent.
Il n’est rien de plus agréable que l’hôtellerie à l’homme bien fatigué.
L’agneau s’en va aussi vite que le mouton ; nul n’est si vieux qui ne puisse vivre un an, ni si jeune qui ne puisse mourir aujourd’hui.
On ne peut pas dire qu’il jouit de la vie celui-là qui est né pour lui seul.
Il n’y a de vaincu que celui qui croit l’être.
C’est le propre des fous que déjuger les autres d’après eux-mêmes.
Il est inutile de prier qui ne peut avoir de miséricorde.
Le plaisir de la vengeance ne dure qu’un instant, et la satisfaction que procure un bienfait dure toujours.
Il n’y a aucune vertu, si parfaite qu’elle soit, qui n’ait des envieux et des médisants.
Toutes les dettes en ce monde s’acquittent de diverses manières : l’amour ne reçoit que l’amour en paiement.
Une seule journée du sage vaut mieux que la vie entière d’un sot.
Netteté et propreté maintiennent le cœur en joie.
E cheval pense une chose, et celui qui le selle une autre.
Le conseil est superflu à l’endroit de ceux qui le rejettent.
C’est dans les longs jours qu’on souffre les grandes douleurs.
Pour les malheureux, c’est un grand soulagement d’avoir des compagnons de peine.