C’est cela le public. Il lui faut inventer des trucs sans cesse. Il veut une représentation jamais donnée, un spectacle fou et qui n’existe pas. Il veut la vie elle-même. Toute la vie.
Ainsi, de nos jours, sur les rayonnages des musées, partout dans le monde, on ne trouve rien d’autre que des dépouilles, des trophées. Et ce que nous y admirons d’objets nègres, indiens ou asiates fut dérobé sur des cadavres.
Le cœur est ainsi fait. Quand il plane, il est beau, il est pur, il sent bon ; mais dès qu’il se pose, il pue.