- Oh, tu me connais ! Je suis incapable de la moindre émotion. Un vrai robot. Une bonne sœur. Un robot déguisé en bonne sœur.
Il se demandait parfois, un peu négligemment, à quoi ressemblerait sa vie si elle n’était plus là. C’était une question purement rhétorique, pas morbide pour un sou – le genre de questions que se posent tous les amants. Que serais-je sans toi ?
Il sort avec qui, en ce moment ? — Aucune idée. Les filles de sa vie me font penser aux poissons rouges qu’on gagne à la fête foraine : inutile de leur donner un nom, elles sont si vite remplacées !
Le cynisme est une de mes mauvaises habitudes – pur réflexe défensif sans doute.
Quoi de plus désolant qu’un couple qui se dispute en pleine rue un samedi soir ?
Tu es sûre que nous allons dans la bonne direction ? J’ai l’impression qu’on s’enfonce dans le labyrinthe au lieu d’en sortir.
Je veux un enfant avec l’homme de ma vie, et s’il en veut pas, j’en veux un avec toi !
Sa lettre était mièvre et stupide, certes, mais elle était sincère et pleine d’affection. Elle débordait d’amitié (d’amour, peut-être ? ), et pour cette raison, il la posterait dès ce soir.
Ceux qui ont du talent l’exprime et ceux qui n’en ont pas enseigne.