L’homme est le peintre de sa ville ; il est aussi le mystique qui s’échappe du doute. Ses mains aux perspectives subtiles savent aussi exploser en un feuillage imaginaire autour de la résurrection des corps. Ces mains sont peut-être déjà saintes.
Attendre l’enfant, c’est aussi lui raconter la femme faite espérance, la grande migration de l’ovule, le ventre qui accueille. Attendre un enfant, c’est l’écoute complice à la table de la vie, c’est la marée du cœur et les caresses à venir.
Naissance : c’est l’achèvement de la légende, l’accomplissement de ce qui était gravé. C’est le miracle de l’exigence vitale. (…) Et puis, au bout du long voyage, après la morsure de la douleur, après le fracas des prophéties et la béance des chairs sublimes, jaillit le miracl…