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Boris Vian

28 citations et aphorismes

Les gens ne changent pas. Ce sont les choses qui changent.

-Je voudrais être amoureux, dit Colin. Tu voudrais être amoureux. Il voudrait idem (être amoureux). Nous, vous, voudrions, voudriez être, ils voudraient également tomber amoureux.

– Tu vas mieux, dit Angel. Je te retrouve. – Ce n’était pas une maladie, dit-elle. C’est fini maintenant. Et ça ne recommencera plus. Dimanche, il faut qu’ils soient baptisés. Ils s’appelleront Joël, Noël et Citroën. C’est décidé

A la Bastille, si vous jouez autre chose que de l’accordéon, vous vous faites tuer. Aux Champs-Elysées, soit vous jouez autre chose que de la musique douce, soit vous vous faites tuer. Et dans les autres endroits, en général, si vous jouez autre chose que des sambas, vous vous…

La salle de bal au bout du jardin mes parents aimaient pas trop qu’on sorte pas trop de pognon d’abord et puis inquiets : Paris, tu penses, quels dangers ! et les filles ! les dévoreuses ! les méchantes ! ils m’ont foutu la trouille dès l’âge de 13 ans avec la syphilis et le r…

Ce qui se tient entre notre vie et nous comme un obstacle, c’est nous-mêmes, cet épaississement de nous-mêmes dans nous-mêmes que nous considérons comme une preuve de maturité, une certitude d’existence.

Le travail, c’est sacré, c’est bien, c’est beau, c’est ce qui compte avant tout, et seuls les travailleurs ont le droit à tout.

Je ne peux pas vous regarder sans penser que vous êtes faites pour autre chose que pour parler, et cela m’est difficile de vous parler sans vous regarder. Mais je veux bien continuer à parler avec vous.

– Oh ! Non ! Dit Chloé, et elle se mit à tousser comme une étoffe de soie qui se déchire.

Brusquement, la roue tourna de nouveau et ils se trouvèrent au milieu des mines de cuivres

Je regrette pour vous dit l’homme, quand une femme est malade, elle n’est plus bonne à rien.

Le paradoxe du travail, c’est que l’on ne travaille, en fin de compte, que pour le supprimer.

Il voyait de face une des filles qui tenait les pigeons à tondre. Elle portait une jupe très courte et le regard d’Angel rampa le long de ses genoux dorés et polis pour s’insinuer entre les cuisses longues et fuselées il y faisait chaud sans écouter Angel qui voulait le reteni…

Mais vous savez, quand on es amoureux, on est idiot.

Je n’ai gardé que mon carnet et mon crayon. Je vais les lancer avant de changer de jambe et il faut absolument que je le fasse parce que j’en ai assez de la guerre et parce qu’il me vient des fourmis.

La guitare, c’est un instrument qui vous rend paresseux. On la prend, on joue un air, et puis on la laisse, on flemmarde, on la reprend pour plaquer un ou deux accords ou s’accompagner pendant qu’on siffle.

Il y avait Nicolas, Colin, Isis et Chloé, Nicolas se mit à pleurer car Chick et Alise ne viendraient jamais plus et Chloé allait si mal.

Colin reposa le peigne et, s’armant du coupe-ongles, tailla en biseau les coins de ses paupières mates, pour donner du mystère à son regard. Il devait recommencer souvent, car elles repoussaient vite.

Elle commençait à s’apercevoir que je déraillais, et il était temps que je cesse de dérailler. Elle se serrait contre moi et elle mettait la tête sur mon épaule.

Si on ne s’aimait pas tant soi-même on serait toujours seul.

“On passe sa vie à romancer les motifs et à simplifier les faits. ” de Boris Vian Extrait de Boris Vian en verbe.

– Et je les aime tant. Je crois que je les aime tellement que j’ai pensé à tout ce qui pouvait leur arriver dans cette maison et ce jardin et je n’en dors plus. Vous ne pouvez pas imaginer quelle quantité d’accidents ça fait.

Elle avait une peau ambrée et savoureuse comme de la pâte d’amandes.

On ne reste pas parce qu’on aime certaines personnes on s’en va parce qu’on en déteste d’autres. Il n’y a que le moche qui vous fasse agir. On est lâche.

LdP – page 323 : Je devrais vous conseiller de vous adresser à Dieu, mais j’ai peur que pour une si faible somme, ce ne soit contre-indiqué de le déranger.

Je n’insistai pas et finis mon verre. J’avais rattrapé le terrain perdu. Sacré nom, quel mal j’aurais avec cette fille il y a des truites qui vous donnent cette impression là.

— Les boutiques des fleuristes n’ont jamais de rideaux de fer. Personne ne cherche à voler des fleurs.

Je n’insiste pas parce qu’elle a beau être inconsciente, je lui ferais bien des politesses. Mais à y réfléchir, ça ne vaut pas le coup. La vraie Flo m’attend dehors et elle a toute sa lucidité. Gaya dans l’état où elle est, autant faire ça avec une chaise. Et puis j’ai ma robe…