La lecture est la base de l'art d'ecrire. Sans doute on peut trouver des exceptions, des exemples de genie, un G. Sand s'improvisant ecrivain. Il faut s'en tenir a la generalite.
Peu de gens sont capables de juger leurs propres ouvrages. Qu’on se loue ou qu’on se critique, on se trompe presque toujours : ou on est indulgent ou on est injuste.
En général, on s’imagine avoir du talent, parce qu’on prend pour du talent le don d’assimilation et la facilité d’écrire. Comment peut-on arriver à savoir si l’on a vraiment du talent et si ce qu’on écrit vaut quelque chose ? Il n’y a qu’un moyen : c’est de le demander aux aut…
Littérairement, personne ne se connaît, personne ne se voit. Pour se connaître et pour se voir, il faut faire appel aux lumières d’autrui. Les Romains, dit Vigneult-Marville, avaient une coutume fort louable et très utile, tant qu’on sut bien en user : c’était de réciter les o…
Les plus grands maîtres ont éprouvé le besoin de soumettre leurs œuvres à des personnes éclairées. Il n’y a que les esprits médiocres qui sont toujours sûrs d’eux-mêmes.
Bien écrire, c’est tout à la fois bien penser, bien sentir et bien rendre.