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André Maurois

14 citations et aphorismes

Arts

L'art est un effort pour creer, a cote du monde reel, un monde plus humain.

Qui veut changer trouvera toujours une bonne raison pour changer.

Ecouter sans protester un tiers dire du mal d’un ami, c’est déjà trahir.

Les caprices ont de la grâce, mais le crime est, pour satisfaire un caprice, d’éveiller une passion durable.

Toujours elle souhaitera retrouver l’indépendance masculine, dont Nohant et Deschartres lui avaient donné le goût. Toujours aussi elle gardera ce sens que donne le contact avec les réalités de la terre et du travail. La pensée trop libre n’avance pas, malgré ses efforts elle a…

Garçon privé de père, il avait appris très jeune à mépriser toute autorité. Son esprit ne reconnaissait pas le devoir d’obéir à des êtres dont il avait découvert les faiblesses son orgueil lui défendait de plier par prudence, à défaut de respect.

Il semble y avoir, dans les paysages russes, une mystérieuse beauté dont ceux qui les ont connus gardent jusqu’à la mort l’amour et le regre

Le romantique, tout occupé de soi-même, laisse derrière lui, comme une traînée lumineuse, sa vie, dont ses ouvrages éclairent les instants. Il est pittoresque et facile à ressusciter. Le classique, parce qu’il accepte la société dans laquelle il est né, s’efforce de la peindre…

Ah ! les hommes riches, je les hais ! Ils prennent au piège la chasteté, la beauté, la jeunesse ils en exigent des vertus qu’ils ne pratiquent pas…

C’est le propre du génie que de voir et de comprendre vite. Chateaubriand ne resta en Amérique que cinq mois. Mais que faut-il à un grand écrivain ? Une nuit délicieuse, un campement d’Indiens, quelques visions grouillantes, bigarrées, l’éclat et le clinquant d’un vocabulaire …

Pour Byron, le Créateur existait, mais la Création était mauvaise. Caïn avait raison de se plaindre du Dieu des Juifs, Prométhée de maudire Jupiter, et lui, George Gordon Byron, victime innocente de la fatalité de son sang, il appartenait, lui aussi, à la race des grands révol…

Depuis quelques instants, un terrible orage s’était abattu sur Missolonghi. La nuit tombait éclairs et coups de tonnerre se succédaient dans l’obscurité. La brève lueur des éclairs dessinait au loin, sur la lagune, la silhouette sombre des îles. La pluie, balayée par le vent, …

L’art est un effort pour créer, à côté du monde réel, un monde plus humain.

L’humanité repose sur un lit incommode. Quand le dormeur est trop meurtri, il se retourne, c’est la guerre ou l’émeute. Puis il se rendort pour quelques siècles.