« Aujourd’hui, on est écrivain pour vivre. Il ne s’agit plus de réfléchir, de méditer, de corriger. La littérature périra par la facilité de produire sans labeur. »
Mon trafic est de feuilles volantes, dit un personnage de Shakespeare. Combien sommes—nous, aujourd’hui, qui trafiquons de feuilles volantes l Étrange et risible métier ! On est écrivain pour vivre. Il ne s’agit plus de réfléchir, de méditer, de corriger ; il s’agit de charger…
Nous n’en sommes plus là. Une idée vient. Est— elle creuse ? est-elle féconde ? Peu importe. On l’étire ou on la rogne à la taille d’un feuilleton, d’un article ; on la badigeonne d’un grossier vernis, on la jette sur la feuille volante. Et maintenant, feuille volante, envole—…