J’aime la démesure, j’aime la longueur et j’aime ce qui dure. Ce n’est pas un gros livre, c’est simplement une parole qui dure, qui s’allonge et non pas un livre qui s’épaissit.
Je ne suis pas quelqu’un qui se définit par rapport à ses parents. Mes parents ne sont que des géniteurs. La filiation et la paternité est un sujet plus important que de savoir qui nous a techniquement mis au monde.
Les géographies sont moins exotiques que l’imprévu. Ce ne sont pas les pays qui dépaysent, mais les événements. L’événement est toujours victorieux du monde. Il trahit les prévisions, assassine les théories. La réalité ne lui résiste jamais.
On attend de l’amour beaucoup plus que ce que l’amour est fait pour donner.
On voudrait bien s’adorer jusqu’à la tombe, mais des événements viennent défaire les vœux, déraciner les promesse, abîmer l’espérance. On achète, dans l’amour qui naît, un futur qui ne veut jamais exister.
Je ne voulais pas me marier parce que le mariage c’est pour toute la vie, et que toute la vie pour t’aimer, me semblait un peu court. L’éternité serait un bon compromis.