« Aimer n’est pas un verbe pour tous les jours. C’est un verbe fragile, on a très rarement l’occasion de l’utiliser. Comme le service en cristal de bonne-maman. On le garde précieusement dans le buffet de la salle à manger. On ne le sort que pour les fêtes ou les grandes occasions, et on tremble de le casser. »
Quand on a reçu un don, on a des obligations. Souviens-toi de la parabole des talents dans l’Évangile. Tu imagines la tête du père de Mozart si, à vingt ans, Wolfgang lui avait dit J’arrête la musique, je voudrais être footballeur ?.
Pourquoi le bonheur, on le reconnaît seulement au bruit qu’il fait en partant ?.
J’ai été amputé de toi sans anesthésie. On m’a retiré ma moitié, ce que j’avais de mieux.
Quand vous êtes malheureux, on dirait que la société souhaite que vous le restiez. Définitivement.
Je déteste l’imparfait de l’indicatif. Parfois, même, il m’arrive de ne plus aimer le présent.
Je dois être entré dans la phase de cristallisations des souvenirs, dont parte Stendhal. Mes souvenirs continuent à briller comme les étoiles mortes. Le passé me semble parfait, le futur n’est pas très sur, je préfère conjuguer l’irréel du présent.